Ces dates qui nous marquent au fer rouge, et ces épreuves qui nous transforment à jamais …


Aujourd’hui 5 février, est une de ces dates !

Journée à laquelle je demande à papa de faire confiance en mon jugement, et de se rendre avec moi à l’hôpital, car je le trouve « différent » depuis quelques temps. Un avis médical s’impose. Quelques heures plus tard, nous apprenons ce que j’appréhendais le plus dans ma vie : la vie de mon père est menacée par la présence d’une tumeur cérébrale.

Je ne pourrai jamais oublier ce coup de poignard reçu dans le bureau du médecin. Ce coup, qui a percé ma réserve de larmes dormante quelque part dans mon corps. Elles coulent à flot, mon souffle coupe, ma respiration est saccadée, ma vision rétrécie, mon cœur éclate en morceaux lorsque je regarde mon père impuissant devant une telle annonce …

Cette journée-là, la vie me confirme que ma plus grande peur et le plus grand drame de ma vie allait arriver : j’allais perdre la présence physique de mon père et de mon meilleur ami d’ici quelques mois. Ce 5 février 2021, fut la première journée où officiellement, on commença à me l’enlever.

Je ne suis pas guérie, mais aujourd’hui je ne suis plus submergée par ce drame. J’arrive à cohabiter avec cette perte, cette tristesse et évoluer à travers elle. Des professionnels m’ont humainement accompagné et tenue la main. Leur sensibilité et leur présence bienveillante, ont été d’un grand réconfort, et je leur en suis très reconnaissante. Seule, je ne serais pas rendu à ce stade aujourd’hui.

Pourquoi j’écris ceci ici aujourd’hui, que je partage cela via les réseaux sociaux ? Car souvent il s’agit d’un mode illusoire ou tout est plus beau que chez le voisin, mais la réalité est que chacun.e visite la souffrance dans sa vie. Si toi, aujourd’hui, pour raison X tu souffres de ton côté, n’hésite pas à aller chercher de l’aide. Même si tu ne sais pas ce que cela donnera, abandonne-toi, essaie, ose ! On ne peut avoir idée du chemin qui relie deux rives qu’après l’avoir traversé. Et définitivement, après cette traversée, nous ne sommes plus les mêmes !

Amitiés, Marie-Ève à Roberge


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