Hommage à mes Printemps



Que c’est bon de revenir à l’écriture ! Cela faisait un bon moment que je n’avais pas pondu un nouvel article. Pour mille et une raison, le temps et l’esprit n’étaient pas au rendez-vous. Je laissais cogiter les idées à travers les obligations : le travail, les études. Plus récemment, mon énergie s’est canalisée sur un membre de ma précieuse famille Sirois,( je précise, car j’ai aussi une précieuse famille Lévesque ! ) qui nous a fait toute qu’une frousse. Un souci de sa mécanique biologique créant un tsunami d’événements stressants. Une vague d’une telle ampleur est arrivée sans prévenir, d’une force totalement incontrôlable. Ce genre de vague qui nous oblige à fermer les yeux et à retenir notre souffle. Le seul souhait qui nous habite après son passage, est celui que personne ne manque à l’appel ! D’un naturel propre à ma famille, durant cette vague, la solidarité s’est activée, et ensemble, on s’est accroché. Aujourd’hui, le vent a tourné et l’avenir est de nouveau accessible, pas besoin de vous dire qu’on est soulagé !


La peur de perdre un autre membre de l’équipage m’a plongé dans la réflexion. Qui dit réflexion, dit inspiration pour cette rédaction, et celle-ci porte donc sur ma famille Sirois.

Je me plais à constater une fois de plus, combien je l’aime ce clan Sirois, MA famille. Cette valeur fondamentale, qui m’habite, m’a été transmise à travers de puissantes actions. Ma famille, ce sont des gens d’actions, elle parle peu : elle agit ! Pour moi, elle est un point d’ancrage, une fierté, un filet de sécurité, une zone aseptisée de toute nuisance. Quelle chanceuse je suis d’être arrivée sur Terre dans ce nid bienveillant et si aimant! Je la porte en moi constamment.


Source de réconfort certes, elle est également source de nostalgie ma famille. Tel un paysage d’automne, notre arbre familial a vu de nombreuses feuilles s’envoler. Après chaque départ, l’hiver s’est logé dans nos cœurs. Cette saison glaciale est un passage obligé, douloureux et inconfortable. Les deux pieds dedans, on la croit interminable, mais subtilement, elle se transforme doucement vers le printemps. Le printemps est toujours vainqueur, il ne cède jamais. Parfois, il est tardif, mais voyez-vous, il arrive toujours, et qui plus est, il n’est jamais seul ! Accompagné de nouveaux bourgeons, de chants d’oiseaux, d’un soleil plus chaleureux, et d’odeurs rafraîchissantes. Pour moi, le printemps dans ma famille, ce sont les p’tits-enfants (comme dirait ma grand-maman Laurette). Ces précieux êtres humains qui viennent se greffer à nos racines, et qui me donnent la possibilité à mon tour, de poser le même regard d’amour inconditionnel et de fierté sur cette continuité de notre arbre familial et amical. oui, amical également, car pas besoin d’être du même sang pour aimer un enfant, adolescent et adulte en devenir. J’ai cette chance de les voir grandir, s’épanouir, exister dans leur naïveté contagieuse et énergie débordante. De les aider à se relever lorsqu’ils se butent à des obstacles ou encore, débroussailler leur chemin de vie pour leur donner un meilleur horizon sur leurs champs des possibles. Bref, leur transmettre l’accompagnement privilégié que j’ai reçu moi-même jadis. Cet accompagnement qui m’a permis d’être qui je suis aujourd’hui : une femme qui cohabite sereinement avec sa fragilité et sa force interne.


La jeune fille en moi, s’ennuie de recevoir ce genre de regard, tendre, aimant, confiant et par moment un regard admiratif et fier, de ses parents, grands-parents et de sa marraine. La jeune fille en moi se rappelle combien s’était bon d’être avec eux, car j’ai la chance de vivre encore ces sentiments d’apaisement et de bien-être, lorsque je suis en compagnie de mon parrain, mes deux tantes et mes deux cousins qui représentent des frères pour moi. Je réalise également que la grande fille en moi est heureuse et reconnaissante de pouvoir déposer ses yeux sur cette nouvelle génération qui perpétuerons ces valeurs d’entraides, d’amour et de solidarité. Mon coeur de grande fille savoure chaque fois que mon cœur se gonfle de fierté et de joie lorsque j’entends des : « Matante Mariiiiiiie », et que je vois des yeux brillants et des sourires devant moi.

Pour mes douze, bientôt treize printemps qui ont chacun.e une place bien particulière dans mon cœur : Nathan,Juliette, Édouard, Raphaël, Lexie-Ann, Roby, Léo, Mahé-Lee, Avanna, Allyson, Léopold, Florence et la p’tite dernière dans son cocon, à venir en septembre : merci de me faire grandir et d’embellir ma vie. Merci de faire fondre la glace des hivers qui ont été trop nombreux. Je vous adore tous et toutes dans votre singularité respective !



Je terminerai ce billet en vous disant ceci : si vous avez perdu espoir dans tout parce que la vie vous est cruelle et injuste, permettez-moi de vous demander, de garder espoir dans le printemps, car lui, il viendra toujours vous tendre la main ! Et n’oubliez pas, le printemps parfois, c’est un p’tit bout d’humain qui ne demande qu’à s’émerveiller face à la vie : laissez-vous influencer ! L’émerveillement, c’est aussi, un véritable Engrais pour le Cœur !


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